Championnat du monde de handball: Le sept algérien loin du compte

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Même si l’événement passe pratiquement inaperçu, il faut savoir que le sept algérien participe actuellement au championnat du monde de handball que la Pologne et la Suède co-organisent du 11 au 29 janvier.

Le CHAN qui se déroule en même temps en Algérie lui fait de l’ombre.  Il y a aussi le fait que le handball algérien ne brille plus à l’échelle internationale, ce qui a quelque peu déteint sur la discipline. L’équipe nationale n’est plus suivie comme par le passé. Dommage, pour la petite balle qui était une grande source de satisfaction pour les sportifs algériens. Une époque révolue, malheureusement, quand on voit la régression du handball chez nous. D’ailleurs, les Algériens n’arrivent plus à rivaliser au plan africain à cause d’une gestion catastrophique au niveau de la Fédération. Il y a une sorte de désengagement et une démission collective qui ont fait que la discipline vit sous perfusion depuis des années. Elle est l’otage des conflits incessants et récurrents de ses dirigeants. C’est le sort auquel est confronté le handball en Algérie depuis des années. Dans ces conditions, il ne faut pas s’attendre à des miracles. L’équipe nationale n’est que le reflet de la pratique chez nous. Les joueurs n’ont que leur courage à opposer face à une adversité impitoyable. Et à ce niveau, il est dérisoire. On a pu le constater durant ce championnat du monde, où les Verts ont essuyé logiquement deux défaites consécutives respectivement face à la Serbie (36 – 27) et le Qatar (29 – 24). Hier soir, ils ont disputé leur troisième match face au favori du groupe, l’Allemagne. Autant dire qu’ils n’avaient pratiquement aucune chance de l’emporter. A moins d’un invraisemblable miracle. Les poulains de Rabah Gherbi sont du coup à leur place, c’est-à-dire en dehors du gotha mondial. La barre est trop haute pour eux, même s’ils ont essayé de faire bonne figure. Mais l’implacable réalité du terrain les a rattrapés. Il est désormais difficile, voire impossible, de combler le fossé qui nous sépare de l’élite mondiale, surtout si le bricolage et la gabegie se poursuivent au niveau de la Fédération. Le handball a besoin de retrouver ses valeurs du passé, chères à Aziz Derouaz, à savoir la passion, le don de soi, le travail acharné et l’abnégation qui ont fait sa notoriété dans les années 80 et 90. Un retour aux sources en somme et aux pôles qui lui ont permis de gagner ses galons et d’être le deuxième sport le plus populaire en Algérie derrière le Roi football. Il faut savoir, par ailleurs, que le handball mondial est toujours dominé par le continent européen qui truste tous les titres. Cette édition ne déroge pas à la règle. Seule l’Egypte est en mesure actuellement de casser cette hégémonie.  En remportant aisément ses deux premiers matchs contre la Croatie et le Maroc, le sept du pays du Nil se présente comme l’un des favoris au sacre final. Du moins pour jouer les premiers rôles, au moment où l’équipe tunisienne, longtemps considérée comme un cador de la discipline, n’est plus que l’ombre d’elle-même. D’autant qu’elle a été accrochée par la modeste équipe du Bahreïn (27 – 27), avant de subir une défaite inattendue face nouveau venu à la compétition, la Belgique (31 – 29).

Ali Nezlioui

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