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Chlef: Un paysage urbain métamorphosé, 42 ans après un séisme dévastateur

La ville de Chlef arbore aujourd’hui un visage métamorphosé, suite à l’édification de pôles urbains modernes et l’éradication d’un nombre considérable de chalets, installés au lendemain du séisme dévastateur d’El Asnam, qui a détruit près de 80% de son parc logement un certain 10 octobre 1980.

La wilaya comptait 18 318 chalets installés pour le relogement des sinistrés au lendemain de cette catastrophe naturelle d’une magnitude de 7,3 degrés sur l’échelle de Richter et ayant fait au moins 2600 morts. A ce jour, 15 555 dossiers ont été régularisés, ce qui a permis de remplacer 14 571 unités par des logements en dur conformes aux règles urbanistiques et conférant une certaine esthétique au tissu urbain. Des démarches sont, par ailleurs, en cours en vue de l’éradication de 857 chalets, parallèlement au lancement de travaux au niveau de 127 autres, suite à l’achèvement, dernièrement, de leur procédures de financement, selon la Direction du logement. Les délais de clôture de ce programme ont été fixés au 31 juin 2021 et les délais de règlement des procédures de financement, pour les bénéficiaires, ont été prorogés jusqu’au 31 décembre 2022. Pour rappel, le dispositif de soutien au remplacement des logements en préfabriqué a été lancé en janvier 2009, avant son prolongement au titre d’une instruction interministérielle (Finances, Habitat et Intérieur) portant facilitation des procédures de versement des aides. Le versement des aides, accordées en trois tranches, était auparavant conditionné par la démolition des chalets, avant la promulgation d’une autre instruction en 2014 annulant l’obligation de destruction et accordant une aide en deux tranches. M. Sid Ahmed Kermoud, dont la famille a bénéficié d’un chalet au lendemain du séisme d’El Asnam, puis d’une aide de l’Etat pour la construction d’un logement en dur, a estimé que cette démarche de l’Etat est le «reflet de la volonté des autorités supérieures du pays d’améliorer le niveau de vie des citoyens. Elle traduit aussi leur détermination à éradiquer les chalets, arrivés en fin de vie, et devenus une véritable plaie pour le tissu urbain, après avoir constitué la solution idéale en temps de crise», a-t-il dit. S’agissant des propriétaires de chalets non bénéficiaires des aides de l’Etat, la Direction locale du logement a imputé leurs cas au décès des personnes signataires des contrats desdits chalets, ou à un conflit entre leurs héritiers, ou simplement parce qu’ils n’ouvrent pas droit à cette aide du fait qu’ils possèdent des biens immobiliers, des terrains constructibles ou des logements sociaux, ou pour n’avoir pas payé les arriérés de loyer.

La ville retrouve son cachet «L’éradication d’un nombre considérable de chalets et l’édification de villes et de nouveaux pôles urbains, conjugués à la promulgation, par l’Etat, d’un nombre de lois portant organisation et protection des bâtisses contre les catastrophes naturelles, notamment les séismes, ont contribué à la restitution du cachet urbain de la ville de Chlef et son extension vers le sud et l’ouest, au vu des spécificités géologiques de ces deux régions», a estimé l’architecte Mohamed Guendouzi. Ce spécialiste a aussi évoqué le rôle des institutions et organismes publics, crées par les autorités supérieures, pour le contrôle et le suivi des projets de construction et d’urbanisme, dans l’émergence de nouveaux éléments urbains, dont les espaces verts, les balcons et autres conceptions architecturales modernes, dans le respect des conditions de sécurité et le classement des régions selon leur nature géologique. Après avoir souligné l’importance des caractéristiques de l’espace urbain dans la promotion du comportement du citoyen, M. Guendouzi a loué les efforts consentis par de l’Etat dans l’édification de nouveaux pôles urbains à travers nombre de communes de Chlef. Il a cité, entre autres exemples, la nouvelle ville de Chettia ou encore le pôle urbain de la cité Sonelgaz à Oued Sly, les nouvelles villes de Bensouna et Chorfa et le pôle urbain d’El Hosseinia de la commune de Chlef. La wilaya de Chlef a, également, bénéficié ces dernières années, d’un important programme de logements de différentes formules, ayant permis la distribution de 124 773 unités d’habitation entre 2005 et 2022. Chaque année, les citoyens de Chlef se remémorent le souvenir de cette journée douloureuse du 10 octobre 1980, lorsqu’un séisme dévastateur à frappé la ville d’El Asnam, aujourd’hui Chlef, à l’heure de la prière du vendredi. L’épicentre de la secousse, qui a causé une faille de 36 km, a été localisé dans la région de Beni Rached, à l’Est du chef-lieu de wilaya, rappelle-t-on. Après une première secousse ressentie aux environs de 13h, la ville a enregistré une deuxième secousse plus forte, d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter, ayant causé la mort de pas moins de 2600 personnes, en plus de centaines de blessés et de sans abris, la ville ayant été détruite à 80%. Ce violent séisme a suscité un élan de solidarité mondial avec les victimes de cette catastrophe naturelle, dont notamment une visite de la défunte reine du Royaume-uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Elizabeth II, à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger, pour réconforter les blessés et leurs familles. À noter que la wilaya de Chlef a déjà enregistré dans le passé, un précédant violant séisme, le 9 septembre 1954, à l’époque coloniale. Il avait également causé d’importantes pertes humaines et matérielles.

Hocine S. /Ag.

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