Codes communal et de wilaya: Adapter les textes aux nouvelles exigences de gouvernance

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a mis en avant, lundi à Alger, l’attachement de l’Etat à adapter les codes communal et de wilaya aux nouvelles exigences de gouvernance, en application de l’approche du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui accorde une place de première importance aux collectivités locales dans les politiques publiques. Merad s’exprimait à l’ouverture du  5e congrès annuel du Réseau Moyen-Orient et Afrique du Nord de recherche en administration publique (MENAPAR), sous le thème: «Le territoire, la numérisation et le développement local: complémentarité et perspectives.» Il a souligné, dans ce cadre, que la nouvelle approche contenue dans le programme du président de la République, «a mis en exergue la place des collectivités locales dans les politiques publiques. Elles bénéficient désormais d’un soutien plus important en termes de gouvernance, à travers la révision des codes communal et de wilaya pour cadrer avec les nouvelles exigences de gouvernance, tout en veillant à l’association des élus locaux aux projets stratégiques et l’association de la société civile dans la prise de décisions, en sus des moyens financiers alloués pour la promotion de la qualité des services». L’Algérie a accordé, depuis l’indépendance, un intérêt tout particulier au développement local, alliant centralisation et décentralisation dans la gestion des affaires internes, a ajouté le ministre, arguant que «les moyens nécessaires ont été alloués pour garantir les services publics». Le président de la République a tracé un programme spécial pour les zones d’ombre dans le but de réduire les disparités entre les différentes régions, a poursuivi le ministre, citant le recensement de 12 559 zones d’ombre à travers les différentes wilayas ayant bénéficié d’un plan d’urgence prévoyant des opérations à court et moyen termes. Ce plan, poursuit M. Merad, a permis la réalisation, en un temps record, de 29 610 projets à travers 10 877 régions en faveur de 6.2 millions d’habitants pour une enveloppe financière globale de l’ordre de 337 milliards de dinars en attendant le parachèvement du programme, dont le taux de réalisation a atteint les 90%».  A cette occasion, M. Merad s’est félicité de ce programme «important» qui représente «une expérience unique de développement local, l’élimination des disparités, et la préservation de l’équilibre régional». Le soutien de l’Etat aux collectivités locales ne s’est pas arrêté à ce niveau, ajoute le ministre relevant qu’il a «également touché la réduction de la fracture numérique entre les zones rurales et les villes et les catégories de la société à travers l’adoption de nouveaux programmes permettant à l’Algérie d’instaurer les leviers d’application des approches modernes de développement local initiées par le président de la République. «L’Etat a assuré les capacités permettant de renforcer l’attractivité, la compétitivité des territoires et leur intégration aux réseau économique régional, continental et international», a-t-il dit. Le ministre a appelé les collectivités locales à trier profit des technologies, susceptibles d’améliorer la gestions des affaires publiques locales, soulignant que «le principal défi pour les collectivités locales est de remporter le pari de l’utilisation de la technologie dans l’instauration d’un système capable valoriser les ressources des territoires et réaliser la complémentarité entre les différents intervenants». Concernant le congrès, le directeur général du Réseau, Raid Benchams, a indiqué qu’il s’agit «d’un rassemblement scientifique, de recherche et de débat sur les nouvelles formes du développement local étant une nouvelle tendance dans les politiques publiques et l’interaction entre le numérique et les territoires ainsi que le dialogue sur les décisions de l’administration locale visant à faire face aux crises financières et sanitaires». Il a affirmé que les participants «œuvrent à exploiter les résultats de la recherche scientifique, des études et des résultats du congrès afin de sortir avec des recommandations à la hauteur des aspirations des citoyens et des objectifs tracés». Dans le même cadre, le directeur général de l’Ecole nationale d’administration, Abdelmalek Mezhouda, a affirmé que le 5e congrès «mettra la lumière sur les pratiques et les connaissances accumulées sur le développement local en tant que principal moteur du développement national», ajoutant qu’il constituera une plate-forme pour «collecter et diffuser les derniers développements dans le domaine de la recherche et de la pratique, outre l’échange d’expériences et des analyses constructives à travers les ateliers prévus». Les participants, parmi des professeurs, des chercheurs et des experts algériens et étrangers, débattront sur la gestion moderne dans les collectivités locales et les effets de la transition numérique sur la gestion des ressources humaines et la fiscalité. L’ouverture de ce congrès de 3 jours s’est déroulée en présence du conseiller du président de la République, chargé des archives nationales et de la Mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, du médiateur de la République, Madjid Ammour, et du ministre de la Numérisation et des Statistiques, Hocine Cherhabil, ainsi que des autorités locales et des cadres de l’Etat. En marge du congrès, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a rencontré  le ministre palestinien, chef du Conseil général du personnel, Moussa Abou Zaid, avec lequel il a abordé les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays. M. Abou Zaid a salué les «grandes» positions de l’Algérie à l’égard de toutes les questions arabes, notamment la cause palestinienne, affirmant qu’elle est «la garante de toutes les causes justes dans notre monde arabe et en Afrique».

R. N.

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