Crédits à l’économie: Plus de 10.000 mds DA à juin 2022

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Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a fait état, jeudi à Alger, d’un total de 10.037 mds DA de crédits à l’économie à juin 2022, affirmant que l’Etat continuera à financer l’économie et à rechercher des sources de financement durables tout en «maintenant sa position constante» concernant le non-recours à l’endettement extérieur.

Répondant aux préoccupations des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) au sujet de la Déclaration de politique générale du gouvernement, M. Benabderrahmane a rappelé que le total de crédits accordés à l’économie par les banques publiques et privées, à fin juin 2022, avait atteint les 10.037 mds DA avec une augmentation de 245 mds DA par rapport aux affectations de fin 2021. Le montant des crédits contractés auprès des banques publiques est de l’ordre de 4.148 mds DA à fin juin dernier, contre 3.976 mds DA à fin 2021 soit une hausse de 50 mds DA, a indiqué le Premier ministre qui a également fait état de 51 mds DA octroyés aux ménages. Les crédits accordés à l’économie représentent 64% du total de crédits bancaires, a-t-il ajouté, soulignant que le développement d’autres mécanismes tels que le leasing, la bourse et le capital d’investissement étaient parmi la priorité du gouvernement. Ce dernier avait lancé nombre d’initiatives pour améliorer et diversifier les sources de financement des entreprises, a relevé M. Benabderrahmane. Dans ce contexte, le Premier ministre a évoqué la création de fonds d’investissement dans les wilayas chargés de participer au capital des petites et moyennes entreprises avec des affectations de l’ordre de 58 milliards de dinars, avec hausse du seuil de participation dans le capital à 150 millions de dinars contre 100 millions de dinars au maximum, autorisé au préalable. Il a indiqué que la Direction générale du Trésor public a approuvé le financement de 104 projets avec des contributions s’élevant à 7,7 milliards de dinars ce septembre, soulignant que le gouvernement vise à multiplier l’activité de ces fonds pour accélérer la dynamique de l’investissement dans divers coins du pays. S’agissant du financement de l’économie, un sujet qui était au cœur des interventions, M. Benabderrahmane a évoqué les réformes de l’Etat pour moderniser le secteur financier et bancaire, ajoutant que le financement de l’économie nationale «relève de la responsabilité de l’Etat à travers les dépenses en capital et l’orientation de la majorité des investissements vers la construction d’infrastructures de base, contribuant dans la création de la richesse, mais aussi à limiter le chômage et améliorer la productivité globale des facteurs de réalisations». Le Premier ministre a affirmé que «l’Etat a fixé parmi ses priorités la quête des sources de financement durables et génératrices de richesse, tout en restant sur sa position constante de ne pas avoir recours au financement extérieur» et en œuvrant à «maintenir les épargnes nationales comme source principale de financement de l’économie». Quant à la finance islamique, M. Benabderrahmane a mis en avant «le progrès remarquable de ce genre de financement l’année dernière», durant laquelle les dépôts bancaires ont atteint, dans les banques publiques jusqu’à la fin du mois d’août, 4,9 milliards de dinars, alors que la valeur du financement accordé par ces banques a atteint 4,44 milliards de dinars. Le gouvernement compte «multiplier ce chiffre» en plus des grands efforts consentis par les banques privées pour développer la finance islamique et consacrer l’inclusion financière, a affirmé M. Benabderrahmane. Le gouvernement aspire à un meilleur rythme de croissance de la finance islamique, notamment à la faveur de la révision de la loi relative à la monnaie et au crédit, qui sera bientôt présentée pour débat à l’Assemblée populaire nationale, a-t-il dit. Le Premier ministre a précisé que «cette loi a consacré expressément et précisément la pratique de la finance islamique». S’agissant de l’agrément des banques privées, il a souligné qu’«il n’y a pas d’obstacle» à cet agrément, notant que le gouvernement «a discuté avec le patronat et les opérateurs et les a encouragés à déposer leurs dossiers pour créer des banques» privées. Quant à l’ouverture de succursales de banques algériennes à l’étranger, il a fait état de deux projets en cours de mise en œuvre relatifs à la création d’une succursale de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) en France, avec l’expansion progressive dans d’autres villes, la création d’une succursale en Mauritanie, et d’une autre au Sénégal par quatre banques publiques (BNA, CPA, BEA et BADR). «Une demande d’approbation du transfert de capitaux sera déposée très prochainement au niveau de la Banque d’Algérie, ce qui permettra le dépôt de la demande d’agrément auprès des autorités monétaires des pays hôtes», a-t-il détaillé. Le Premier ministre a déploré qu’au moment où les banques publiques se mobilisent pour ouvrir des succursales à l’étranger, le patronat algérien n’adhère par à une approche participative soutenant cette démarche.

Moussa /Ag.

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