Développement local : Le citoyen au centre des priorités du gouvernement

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Le gouvernement qui a toujours fait du citoyen un axe prioritaire de son action, vient, une fois de plus, de réaffirmer cette tendance en affirmant que les problèmes soulevés par les populations, leurs attentes et leurs préoccupations demeurent une priorité absolue.

Il s’agit pour l’Exécutif d’œuvrer, sans cesse, à l’amélioration des conditions de vie des citoyens et cela passe inévitablement par la participation de la société civile à tout ce qui a trait au développement de sa collectivité locale. A ce titre, il y a lieu de relever la nécessité d’associer les jeunes, notamment les compétences et les diplômés universitaires, à la réalisation des projets inscrits, alors que l’Etat a assuré qu’il ne renoncerait ni aux acquis sociaux ni à la réalisation des programmes de développement arrêtés, en dépit de la conjoncture économique difficile que traverse le pays. A ce titre, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal n’a eu de cesse de rappeler dans le même contexte les principaux axes du programme du Président Abdelaziz Bouteflika visant à consolider la cohésion nationale et la stabilité, à valoriser les fondements de l’identité nationale et à consacrer la démocratie participative par l’écoute en permanence du citoyen, le développement des canaux du dialogue avec toutes les composantes de la société, outre, la bonne gouvernance et l’amélioration du service public.

Le président de la République, faut-il le souligner, avait, maintes fois rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés et qui concernent tous les domaines d’activités. De ce fait, les efforts de l’Etat pour renforcer les infrastructures et le développement humain dans tous ses aspects à travers les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux seraient insuffisants s’ils n’étaient accompagnés d’une création de richesses et d’emplois à la mesure des capacités que recèlent ces régions et des attentes que nourrissent, notamment les jeunes en quête d’emploi, de valorisation de leurs connaissances et de leurs compétences et, partant, de leur insertion sociale, avait souligné le chef de l’Etat Pour ce faire, il y a nécessité d’associer les efforts des pouvoirs publics et de la société civile en vue de promouvoir le développement de tous les secteurs économiques. Cela dit, les programmes de développement destinés au Sud et aux Hauts-Plateaux sont très ambitieux, alors que des mesures spécifiques devraient s’ajouter aux grands objectifs déjà fixés pour ces régions, en vue d’élargir la base économique et de multiplier les chances d’emploi et de logement pour les populations locales, notamment les jeunes, ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie. La création d’un grand nombre de zones industrielles et d’activités, la construction de raffineries d’hydrocarbures, la mise en valeur d’au moins un million d’hectares de terres agricoles sont autant de grands projets prévus pour les années à venir. Dans une conjoncture marquée par de nombreux défis, le gouvernement affiche plus que jamais sa détermination à faire du développement des régions Sud du pays et des Hauts-Plateaux, un axe prioritaire de son action dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République et conformément aux nouvelles directives données en ce sens par le chef de l’Etat. Le développement de ces régions enclavées et l’implication de leurs populations dans la sécurité et la stabilité du pays, font partie de la nouvelle stratégie gouvernementale visant à répondre aux attentes et aux aspirations des citoyens en matière de logement, d’emploi et d’infrastructures de base. Le chef de l’Etat avait rappelé, dans ce sens, la stratégie nationale d’aménagement du territoire qui met le Sud et les Hauts-Plateaux constituent comme «épine dorsale du développement de notre pays et du redéploiement future de notre population».

Pour atteindre cet objectif, le président de la République avait instruit le gouvernement d’accompagner la mise en œuvre du nouveau programme quinquennal de développement d’une amélioration de la gouvernance locale.

Un effort soutenu et un front intérieur solide

Tout en exprimant sa conviction que l’Algérie dispose des «atouts nécessaires» pour poursuivre son développement socio-économique, le chef de l’Etat s’est également dit confiant aussi en les capacités des Algériens et des Algériennes à relever les défis. «Vous êtes un peuple respecté et admiré dans le monde pour sa capacité à résister et à relever les défis, et vous en avez administré la preuve à maintes reprises», a-t-il affirmé.

Les défis évoqués par le Président Bouteflika s’inscrivent dans une perspective de stabilité, condition sine qua non pour que le pays aille de l’avant dans sa marche vers le progrès économique et social. Ces défis exigent, pour être relevés, un «effort soutenu» et un front intérieur «solide» pour faire face aux aléas de la conjoncture économique et géopolitique extérieure. Sur le plan de la sécurité, tout en rendant hommage à l’Armée nationale populaire (ANP) et aux services de sécurité pour leur professionnalisme et leur mobilisation dans la lutte contre les résidus du terrorisme et les autres fléaux, le chef de l’Etat a appelé les citoyens algériens à la vigilance.

Le terrorisme, dira-t-il, est un fléau en expansion dans le monde et dans notre voisinage. «Les trafics d’armes et de drogues, notamment ont atteint un seuil dangereux dans notre sous-région. Notre Armée et nos corps de sécurité doivent donc pouvoir compter sur l’appui des citoyens et sur le développement de l’esprit civique dans toutes nos contrées», a souligné le Président Bouteflika. Le second défi est celui de la poursuite et de l’intensification du développement économique et social. Eu égard à la détérioration brutale, depuis deux années, des revenus des pays producteurs de pétrole, dont l’Algérie, le Président Bouteflika en a appelé à une mobilisation nationale pour partager l’effort.

Il a affirmé, dans ce cadre, que l’Algérie a les capacités de redresser sa situation économique et financière et que son nouveau modèle de croissance lui permettra une mise en valeur plus intense de ses riches potentialités pour bâtir une économie plus diversifiée. Tout en réaffirmant l’attachement de l’Etat à la justice sociale, le Président Bouteflika a appelé à accélérer et approfondir les réformes qui ont enclenché une dynamique grâce à laquelle, a-t-il dit, «nous enregistrons, chaque jour déjà, des progrès prometteurs».

Il a relevé, cependant, que le succès de la démarche de construction nationale requiert que tous les partenaires économiques et sociaux, avec lesquels le gouvernement s’est attelé au dialogue et à la concertation, concourent tous ensemble à la préservation de la paix sociale.

Le chef de l’Etat a tenu également, en cette conjoncture, à appeler les citoyens à faire preuve de discernement face aux discours populistes ou électoralistes.

Abordant la dernière révision de la Constitution, le président de la République a estimé que celle-ci «a conforté les règles de la démocratie pluraliste et enrichi le système électoral avec des nouvelles garanties de transparence et d’impartialité». C’est dans ce contexte, dira-t-il, que «nous nous dirigeons vers la tenue d’élections législatives, puis locales, l’année prochaine, dans le cadre d’un code électoral récemment mis à jour pour prendre en compte les nouvelles garanties de transparence édictées par la Constitution». Le chef de l’Etat s’est engagé, à ce propos, en sa qualité de garant de la Constitution, à «veiller à la concrétisation et au respect de tous ces nouveaux acquis, de sorte que la démocratie accomplisse de nouvelles avancées dans notre pays, que notre peuple s’investisse plus dans le choix de ses représentants, et que les Assemblées qui en résulteront, au niveau national et local, puissent concourir davantage au succès des réformes et du développement à tous les niveaux».

Il a appelé, dans ce sens, toutes les formations politiques à concourir à la préservation de la stabilité du pays, considérant que c’est là «une obligation pour chacun, envers le peuple source de la démocratie, et envers la patrie unique pour tous».

T.B.

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