Elle sera appliquée en fonction de la consommation-Vers la révision de la tarification de l’eau

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Après l’annonce de la hausse des prix des produits de première nécessité, du carburant, des tarifs de formation au permis de conduire, la consommation d’eau portable est pointée du doigt. Cette hausse était-elle envisagée et attendue ou reste-t-elle sans grande surprise ? «Une nouvelle tarification de l’eau est en cours d’étude en vue de déterminer le barème en fonction de la catégorie des utilisateurs», à savoir ménages et opérateurs économiques. Cette annonce a été faite par le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale – Chaîne III. Cette hausse est justifiée, explique le ministre, par l’augmentation du coût de production de l’eau dont le prix, dit-il, est de 70 DA le litre, lequel est «revendu à 6, 30 DA» pour tous. Mais aussi pour un souci d’économie. Le futur système de tarification permettra, indique Ouali, de pallier le gaspillage de l’eau qui a atteint des proportions alarmantes. Abdelkader Ouali fera savoir que l’eau ne peut être cédée aux «activités industrielles, touristiques, aux commerçants qui ont des douches et des limonaderies» au même prix que celui des ménages. Le nouveau système «épargnera» donc les ménages qui ne dépasseront pas une certaine quantité de consommation d’eau, à savoir «25 m3 ». «Cette nouvelle tarification sera basée sur deux principes importants. Le premier étant ceux qui consomment le plus payent le plus, tandis que le second est que la tarification doit aussi être conforme au niveau de consommation», dira à ce propos le ministre. S’agissant des résultats attendus de cette nouvelle tarification, le ministre estime qu’elle «contribuera à résoudre le problème du déficit financier de l’Algérienne des eaux qui croule également sous le poids des branchements illicites et des fuites d’eau». A rappeler que les raccordements illicites aux réseaux d’alimentation en eau et les fuites non réparées génèrent une perte financière de quelque dix milliards de dinars annuellement, selon les confirmations du directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE). «17 000 raccordements illicites» ont été recensés durant les 10 premiers mois de l’année 2016. «9000 cas ont été traités à l’amiable, 6243 sont en cours de régularisation alors que 1837 cas ont été soumis à la justice», avait informé la même source. Par ailleurs, le ministre évoque la stratégie établie pour son département et qui traite, notamment la réforme du secteur. Ce dernier fera donc l’objet, comme les autres secteurs, d’une réorganisation et d’une modernisation. A cela s’ajoute le «plan national de l’eau», qui est, comme expliqué par le ministre, «un véritable document de planification et de prospective» à même d’identifier les «possibilités hydriques du pays» et les infrastructures devront être réalisées. Cette mesure est qualifiée donc de nécessaire pour que le pays puisse faire face aux changements climatiques et répondre aux besoins écosociaux. Dans le cadre de sa mise en application, il a été procédé à la réalisation de cinq barrages dont la livraison est attendue cette année. Quatre autres le seront en 2019 et viendront donc s’ajouter aux 70 barrages déjà existants.

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