L’EI revendique l’attentat d’Istanbul, le tireur serait originaire d’Asie centrale, huit suspects arrêtés

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La chasse à l’homme continue en Turquie pour tenter de retrouver l’assaillant qui a tué 39 personnes dans une discothèque d’Istanbul la nuit du 31 décembre. Toujours pas de photo précise ni de nom du suspect. Pour l’instant, la police ne dispose que de très peu d’indices. « Le suspect serait originaire d’Asie centrale, peut-être Kirghize ou Ouzbek selon les médias locaux. Les enquêteurs travaillent également sur un lien possible avec un triple attentat suicide qui avait eu lieu à l’aéroport d’Istanbul en juin dernier. Pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse. Pour le reste, toujours pas de photo précise ni de nom du suspect. Les autorités savent simplement que l’homme est extrêmement dangereux et susceptible de repasser à l’acte à tout moment », ont annonce les médias turcs.

Parmi les victimes figurent plus d’une vingtaine d’étrangers. L’attentat été revendiqué par l’Etat islamique ce lundi matin. Mais l’enquête ne semble pas progresser très rapidement même si on dispose de précisions sur le déroulement des faits. Comme le soupçonnaient les autorités turques, l’attentat a été revendiqué par l’Etat islamique lundi matin dans un communiqué diffusé notamment en turc sur les réseaux sociaux. Ce communiqué évoque d’emblée l’Etat « apostat » de la Turquie, « protecteur de la croix » au service des chrétiens. L’organisation terroriste mentionne également les actions de la Turquie en Syrie où l’aviation et l’artillerie turque font couler le sang des musulmans, et promet de continuer à cibler la Turquie pour cette raison. L’EI était déjà le suspect numéro un en raison de la méthode et aussi de la cible visée mais l’organisation n’avait jamais auparavant revendiqué officiellement d’attaques sur le territoire turc, même si plusieurs attentats commis en 2016 lui ont été attribués. Pour la toute première fois donc, Daech officialise en quelque sorte que la Turquie fait désormais partie de ses cibles en revendiquant ce lundi matin l’attentat de la discothèque d’Istanbul. Le PKK kurde avait, de son côté, fait une contre-revendication par le biais d’un de ses leaders. Ce dernier a affirmé dimanche soir que le groupe kurde n’avait aucune responsabilité, aucun lien dans l’attaque de la discothèque Reina. Par contre les attentats revendiqués par l’organisation terroriste kurde, les Faucons de la liberté du Kurdistan, sont eux commis par à distance et ciblent des policiers ou des militaires même s’ils touchent également des victimes civiles. Le mode opératoire de l’homme, qui aurait donc agi seul, s’est précisé selon les derniers éléments de l’enquête et notamment des témoignages regroupés de personnes à l’intérieur de la boîte de nuit : un homme qui serait arrivé en taxi devant cette discothèque, qui aurait sorti une arme – un fusil d’assaut – d’un grand sac, pour abattre d’abord un policier à l’extérieur, avant de pénétrer dans la discothèque. Le tireur aurait vidé deux chargeurs en tirant dans la foule. Il aurait pu également avoir lancé une grenade offensive avant de changer de vêtements et de s’enfuir, en profitant du chaos dans la boîte de nuit. Cet attentat interpelle sur d’éventuelles failles des services de sécurité et aussi dans les services de renseignements.

 

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