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dimanche, novembre 27, 2022
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L’heure est au réalisme

 

Les responsables politiques se défont peu à peu de cette langue rassurante  qui consista longuement à nous décrire le pays comme étant à l’abri de tous les soubresauts économiques, toutes les crises, pour la simple raison que nous avions assez de réserves pour faire face à tous  les risques. Et puis, le temps aidant, on commença à faire dans le réalisme et à informer les Algériens à se préparer à des lendemains qui déchantent. Tandis que le Premier ministre déclare que l’année 2017 sera très dure, nous en avions déjà perçu les effets avec l’augmentation de plusieurs produits de consommation et avec cette pénurie de lait en sachet qui sonne comme le prélude à d’autres privations. Un autre haut responsable, le secrétaire général du RND pour ne pas le nommer, lui, ne fait pas dans la dentelle et prévoit un défaut de paiement des salaires des fonctionnaires d’ici à la fin 2017! Il y a vingt ans, ce même responsable, alors chef du gouvernement, avait ponctionné les salaires de ces mêmes fonctionnaires pour faire face à la crise et les fourches du FMI. Nous revoilà à la case départ après avoir consommé quelque 800 milliards de dollars, fruit de la rente pétrolière, sans pour autant utiliser cette cagnotte à la relance de l’économie, le développement d’une agriculture qui balbutie, incapable de générer cette autosuffisance tant recherchée, malgré les nombreux plans et autres projets aux coûts faramineux. Un tourisme qui reste au stade de vœu pieux, dont la relance est confinée aux chiffres, au nombre de lits et à celui des hôtels construits, évacuant du coup toute vision futuriste de ce secteur qui peut, à lui seul sauver des pans entiers de l’économie nationale. Nous le constatons donc, l’heure est au réalisme et il est urgent d’élaborer de véritables plans de relance en faisant appel  à des technocrates et des experts dans le domaine, et non des fonctionnaires dénués de tout sens d’initiative. Des cadres compétents, il en existe des charretées entières hélas trop souvent marginalisés.

A-B.H.

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