Ligue arabe: Trois sommets en Algérie et des décisions à la hauteur des aspirations des peuples

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L’Algérie s’apprête à abriter, début novembre prochain, le 31e Sommet arabe, le 4e de son histoire depuis son adhésion à la Ligue arabe en août 1962. Le 6e Sommet de la Ligue arabe tenu du 26 au 28 novembre 1973 aura été le premier rendez-vous a été abrité par l’Algérie, une édition qui a vu l’adhésion de la Mauritanie et ses participants saluer les décisions des Etats africains qui ont décidé de rompre leurs relations avec l’entité sioniste.

Dans la déclaration finale du 6e sommet, les  chefs d’Etat arabes ont exigé deux conditions pour la paix avec l’entité sioniste, le retrait de tous les territoires arabes occupés en 1967, en particulier El Qods, et le rétablissement du peuple palestinien dans la plénitude de ses droits. Les dirigeants arabes ont convenu, lors de ce sommet, de fournir un appui financier et militaire aux deux fronts syrien et égyptien en vue de poursuivre leur combat contre l’occupation, de continuer à utiliser l’arme du pétrole arabe, de lever l’embargo sur l’exportation du pétrole vers les pays qui ont rompu leurs relations avec Israël en guise de soutien à la cause arabe juste, et de lancer un plan de reconstruction poste-guerre pour renforcer les valeurs de la lutte chez les peuples arabes. En 1988 (7-9 juin), l’Algérie a abrité, pour la deuxième fois, le Sommet arabe qui a été consacré aux développements dans les territoires palestiniens occupés et la condamnation de l’attaque américaine contre la Libye. Huit  principales résolutions ont été adoptées lors ce sommet extraordinaire, à savoir le soutien de la première Intifada palestinienne, l’appel à l’organisation d’une conférence internationale pour la paix au Moyen-Orient sous les auspices de l’ONU, et la réaffirmation de l’engagement de la Ligue arabe quant au boycott de l’entité sioniste. Les dirigeants arabes ont condamné également la politique américaine encourageant l’entité sioniste à poursuivre ses agressions et violations, insistant sur sa position pour la restitution des territoires libanais, outre la condamnation de l’attaque américaine contre la Libye et la reconnaissance de la souveraineté de la Libye sur le golfe de Syrte. Les leaders arabes ont condamné lors du Sommet de 1988 le terrorisme international et le racisme, accordant un intérêt particulier au désarmement nucléaire progressif. Les souverains et chefs d’Etat arabes se sont réunis une troisième fois en Algérie les 22 et 23 mars 2005, une session sanctionnée par de nombreuses décisions exprimant la position arabe officielle vis-à-vis des questions d’actualité, en particulier l’activation de l’initiative arabe de paix étant le cadre arabe pour tout règlement au Moyen-Orient, en sus des développements survenus en Irak, le Soudan et la Somalie. Le communiqué final du sommet de 2005, a mis en avant les efforts consentis pour réformer la Ligue arabe en ce qui concerne le mécanisme de suivi de l’application des décisions et l’adoption d’un nouveau mode de vote des décisions. Les chefs d’Etat arabes ont convenu aussi d’approfondir le parcours de développement et de modernisation dans le monde arabe en réponse aux aspirations des peuples arabes et les mutations que connait le monde. Concernant le conflit arabo-israélien, les leaders arabes ont réitéré leur attachement à l’initiative arabe de paix décidée lors du sommet de Beyrouth en 2002 et les résolutions de la légalité internationale, appelant le Quartet à la reprise des travaux en vue de réaliser la paix juste et inclusive conformément à l’initiative et la feuille de route. Les participants ont mis en avant les résultats du congrès de la réconciliation somalienne à Nairobi à l’instar de la constitution des institutions de l’Etat, saluant par là même la disposition de certains pays de dépêcher des forces de maintien de la paix à la Somalie. Concernant le terrorisme, les souverains et chefs d’Etat arabes ont réaffirmé leur «ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et quelles qu’en soient les motivations», rejetant «tout amalgame entre le terrorisme et une religion ou culture» spécifique, et entre ce fléau et le droit légitime des peuples de lutter contre l’occupation étrangère. Les leaders arabes ont insisté sur l’importance d’engager des réformes à l’effet de permettre à l’ONU de s’acquitter convenablement de ses missions. Ils ont accueilli favorablement la proposition algérienne relative au lancement d’un satellite arabe pour le contrôle de la planète.

T. M. /Ag.

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