Ouyahia : «Bouteflika est le symbole de la préservation de l’indépendance économique du pays»

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Photo : Slimane Lotfi ©

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a réitéré, jeudi dernier, le soutien de son parti au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui donne «l’exemple de la préservation de l’indépendance économique du pays».

Dans son allocution d’ouverture de la 2e session du Conseil national du RND, Ouyahia a réaffirmé le soutien de son parti au Président Bouteflika «qui donne l’exemple de la préservation de l’indépendance économique du pays», réaffirmant aussi «la reconnaissance de son parti au chef de l’Etat qui a su couronner la lutte menée contre le terrorisme barbare avec la concorde civile et la réconciliation nationale». «L’instabilité qui persiste dans notre environnement régional est une autre raison de saluer le président de la République qui a su guider notre pays vers la préservation de la stabilité nationale, grâce à des réformes politiques et à des mesures socioéconomiques qui ont donné des résultats», a encore affirmé le SG du RND. Evoquant dans le même sens le «printemps arabe» qu’il a qualifié de «tsunami bizarrement limité aux seuls pays arabes», Ouyahia s’est félicité que l’Algérie en soit épargnée. «Notre pays demeure uni et souverain, notre démocratie progresse à l’image de la dernière révision constitutionnelle et nos institutions sont régulièrement élues et offrent un espace libre pour le débat pluralise», a-t-il soutenu. Enclenchant sur les prochaines élections législatives, Ouyahia s’est «félicité» de la décision de la quasi-totalité des partis politiques de prendre parts à ces élections «dans une transparence accrue découlant de la Constitution révisée». Ouyahia a indiqué qu’il «reconnaît» le droit de l’opposition de critiquer la loi de finances 2017 et la révision de la loi sur la retraite, votées par son parti qui soutient le gouvernement. Toutefois, il a invité les partis d’opposition à faire connaître aux citoyens leurs alternatives pour que le pays dépasse ses difficultés financières actuelles. Dans ce sens,  Ouyahia s’est interrogé sur les «vrais défis» qui se dressent aujourd’hui devant les Algériens «sans distinction de classes ou d’idéologies», notamment leur capacité à «définir et mettre souverainement un programme d’action à même de redresser l’équilibre de nos finances publiques et de préserver l’équilibre de notre balance des paiements extérieurs». Il s’agit aussi, selon   Ouyahia de «soutenir l’investissement national public ou privé, et de le renforcer par le partenariat étranger productif en Algérie, pour substituer la production locale aux importations et pour diversifier l’économie nationale». Le secrétaire général du RND a appelé jeudi, en outre, à un «sursaut national» pour préserver les acquis socioéconomiques réalisés par l’Algérie durant les 15 dernières années. «C’est le fruit de ce redressement qu’il s’agit aujourd’hui de sauvegarder au bénéfice de tous sans exception», a-t-il souligné, ajoutant que «c’est tout cela qui exige aujourd’hui un sursaut national pendant que notre pays est encore économiquement souverain». Pour Ouyahia, «ce sursaut exige des mesures courageuses accompagnées d’une sensibilisation de la population et exige aussi des partis, des syndicats et des associations, la lucidité requise au service de l’intérêt général». «Ce sursaut nécessite que notre grand peuple puise, une fois encore, dans son âme de résistant face aux épreuves pour traverser, avec succès, une période difficile», a-t-il dit, rappelant les efforts de l’Etat pour «un développement libéré de la dépendance aux hydrocarbures». Ouyahia a fait observer que «la crise financière qui sévit dans le monde et qui frappe l’Algérie n’épargnera ni les travailleurs, ni les propriétaires, ni les syndicalistes, ni les employeurs, ni la majorité et ni l’opposition».

Il a ainsi rappelé que «l’expérience des années 1980 interpelle l’ensemble des parties pour ne pas oublier ce qu’a coûté au peuple algérien la quête égoïste du pouvoir pendant que le pays s’enfonçait dans la crise économique». «De la même manière, le tribut douloureux que notre pays a payé à l’ajustement structurel des années 1990, nous interpelle aujourd’hui pour ne pas oublier encore», a-t-il relevé, rappelant que «des centaines d’entreprises ont été perdues, des centaines de milliers de travailleurs se sont retrouvés au chômage et la classe moyenne avait été laminée». Par ailleurs, Ouyahia s’est félicité de l’accord auquel sont parvenus les pays membres de l’OPEP et non- membres de l’OPEP pour la réduction de leur production de pétrole, soulignant que cet accord est le «fruit» des efforts de l’Algérie. Evoquant la situation sécuritaire prévalant dans la région, notamment en Libye et au Mali,   Ouyahia a rendu hommage à l’Armée nationale populaire qui, a-t-il dit, fait face aux différentes menaces avec «un dévouement et un professionnalisme qui méritent d’être soutenus par la vigilance de chaque citoyen».

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