Résolution des crises et conflits-Lamamra rappelle les vertus de la diplomatie algérienne

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La diplomatie algérienne qui accumule une expérience «considérable» en matière de médiation, identifie son action à «des principes», à «des idéaux» et «non pas à des agendas nationaux étroits», a affirmé hier le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. La diplomatie algérienne «a accumulé une expérience considérable», a-t-il déclaré en marge de la conférence internationale sur la médiation, assurant que cette diplomatie «crédible et réaliste, agit sereinement et identifie souvent son action à des principes, à des idéaux et non pas à des agendas nationaux étroits». Soulignant que le pays accumule «55 ans d’expérience» en matière de médiation, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que «les médiations de l’Algérie sont recherchées et sont souvent couronnées de succès». «Les médiations de l’Algérie réussissent à allier la crédibilité de l’expérience avec la détermination, de la volonté et aussi, évidemment, la confiance que toutes les parties investissent dans l’Algérie», a-t-il fait remarquer. Le ministre a rappelé, à l’occasion, les différentes médiations menées par l’Algérie dont certaines ont conduit à l’indépendance d’anciennes colonies, à sauver de précieuses vies humaines après un détournement d’avion ou encore d’autres médiations menées dans des situations autrement plus compliquées comme dans le cadre des otages de l’ambassade américaine à Téhéran dont la solution apportée, a-t-il poursuivi, «impliquait des ressources considérables d’imagination et de créativité». Il a également mis en exergue la médiation «historique» menée en 1975 par l’ancien président Houari Boumediene et l’actuel président de la République, Abdelaziz Bouteflika, entre l’Iran du Chah et l’Irak de Saddam Hussein à l’occasion de la tenue à Alger du 1er sommet de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). «Deux grands sommets se sont simultanément tenus à Alger. Avec le génie de nos dirigeants, nous avons, à la fois, resserrer la trame de solidarité entre les pays exportateurs de pétrole et régler un problème majeur entre deux pays clés de l’organisation», a-t-il rappelé. Par ailleurs, Lamamra a appelé la communauté internationale à un «examen de conscience» sur la situation en Libye, l’exhortant à prendre les mesures nécessaire afin de favoriser «une solution libyenne». «Il faut trouver un moyen d’harmoniser toutes les approches», a-t-il préconisé», rappelant que l’action diplomatique de l’Algérie en Libye vise à «encourager une solution libyenne» à la crise. La facilitation de l’Algérie consiste, selon le ministre, à «consolider l’accord signé le 17 décembre 2015» et à faire en sorte que si cet accord doit être amendé, «cela se fera de manière consensuelle». Il mis l’accent, à ce titre, sur la nécessité d’aller vers la «réconciliation nationale» afin que «les Libyens, ensemble, se mettent d’accord sur leur avenir, leurs institutions, leur armée nationale et leurs forces de sécurité». Lamamra a estimé que les Libyens doivent pouvoir «aller vers une transition inclusive, puis vers des élections démocratiques sur la base de la nouvelle constitution, en cours d’élaboration». Il a exhorté, dans ce contexte, la communauté internationale à «donner la priorité» à la reconstruction de l’Etat libyen qui constitue, a-t-il dit, «incontestablement» un moyen de lutter «légitimement» contre le terrorisme dans le cadre du respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

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