Soixantième anniversaire du recouvrement de l’indépendance: Le nouveau Ballet «El Djazaïr, Bin el bareh wel’youm», ou le chemin vers une Algérie prospère

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Le spectacle chorégraphique El Djazaïr, Bin el bareh wel’youm (Algérie, entre hier et aujourd’hui),a été présenté, samedi soir à Alger, mettant en lumière les sacrifices et l’héroïsme du peuple algérien pour recouvrer son indépendance et sa détermination à tout reconstruire et tracer le chemin de la prospérité. Accueilli à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih à l’occasion des célébrations du soixantième anniversaire du recouvrement de l’indépendance, le spectacle a été écrit et mis en scène par la directrice de l’Opéra d’Alger, Fatma Zohra Namous Senouci, également à la tête du Ballet représentant la même institution. D’une durée de 65 mn, «El Djazaïr, Bin el bareh wel’youm», est une fresque haute en couleurs, qui revient sur les soixante ans de construction de l’Algérie, après une glorieuse Guerre de libération nationale qui a permis le recouvrement de la souveraineté nationale et devenue le modèle par excellence de tous les peuples en lutte pour leur liberté. Nouvelle production de l’Opéra d’Alger, ce Ballet de danses contemporaines a été déroulé en trois actes, conçus pour «nourrir la mémoire des générations montantes, de manière à leur permettre de saisir, au-delà de son passé glorieux, la grandeur de l’histoire de l’Algérie de 1962 à ce jour», explique la metteure en scène. 60 années de construction restituées sur scène, d’abord par, les liesses au lendemain de l’indépendance et le rôle de la femme, sous le spectre d’un conservatisme qui ne dit pas encore son nom, entre autre. La femme, contrainte à livrer un autre combat pour affirmer son droit à disposer de sa vie est montré dans le deuxième acte, qui aborde également les tourments qu’ont connu les algériens, œuvre de desseins malveillants qui finiront par échouer devant l’unité du peuple. Arrive enfin, l’époque de l’«Algérie Nouvelle» avec un tableau qui est revenu sur le moment solennel du rapatriement des crânes des résistants-chouhadas, en juillet 2020, suivi d’une danse qui a traité de la transmission du flambeau à la jeunesse d’aujourd’hui, sous les youyous et les applaudissements de l’assistance. Accompagnant les trois actes du spectacle, différentes projections de photos ou de vidéos sur grand écran ont été mises à contribution, retraçant les grands moments de la reconstruction du pays, sous le regard bienveillant du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. L’atelier «Musique et Son» signé par le duo de génie, Abdelkader Soufi / Hassen Lamamra a été des plus concluants, avec de belles compositions illustratives travaillés dans le gros son qui caractérise le genre contemporain, et les reprises de quelques airs qui ont marqué la chanson algérienne. Le public a ainsi pu apprécier entre autres pièces,

Ya dzayer zinek akh’taf âaqli ou Ya bnet El Djazair des regrettés Ahmed Wahbi et Sami El Djazairi, ainsi que l’air appartenant au domaine public de Tawra ziraïya, célébrant la Révolution agraire durant les années 1970. Sur une scène vide, offerte à l’expression corporelle, la scénographie, œuvre de Abdi Youcef, s’est plus basée sur l’éclairage, judicieusement répercuté sur quatre longs pantalons de couleur neutre pour renvoyer au public le reflet des projecteurs aux multiples couleurs, dans ambiances feutrées ou vives, selon le déroulé de la trame. Le travail de la régie technique dirigée d’une main de maître par Cherif Cheikh Chioukh, secondé par Samir Larfaoui, est également à relever, faisant preuve d’une grande maîtrise durant toutes les phases d’éclairage qui ont accompagné la trame du spectacle dans lequel la lumière aura été un véritable élément dramaturgique.

La chorégraphie de Fatma Zohra Namous Senouci et Noureddine Keddour, aidés par Assia Belhadi Saghira et Djamel Chekchak, a donné libre cours au langage du corps qui s’est exprimé par le geste gracieux et l’élégance du mouvement, dans un spectacle visuel de haute facture. Le Ballet contemporain, El Djazaïr, Bin el bareh wel’youm a été produit par l’Opéra d’Alger, sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts.

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