Ukraine: L’Allemagne demande le retrait  des troupes russes

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L’Ukraine, pays à majorité orthodoxe, est divisé entre une Église dépendante du patriarcat de Moscou – qui a cependant annoncé rompre  ses liens avec la Russie fin mai du fait de l’invasion du pays – et par une autre Église représentée par le patriarcat de Kiev ayant prêté en 2019 allégeance au patriarche Bartolomée, basé à Istanbul.  L’Église orthodoxe russe, dont le patriarche Kirill est un important soutien du président russe Vladimir Poutine, avait dénoncé les perquisitions menées en Ukraine comme un «acte d’intimidation» envers les croyants. Durant un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz, celui-ci a demandé au président russe le retrait de ses troupes d’Ukraine. Le chancelier «a insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, ce qui implique le retrait des troupes russes», a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit. Selon le Kremlin, Vladimir Poutine a dénoncé auprès du chancelier allemand Olaf Scholz la «ligne destructrice» de l’Occident sur l’Ukraine. Il aurait ajouté lors d’un entretien de deux heures entre les deux dirigeants que les frappes contre les infrastructures ukrainiennes seraient par ailleurs «inévitables».

«L’opération militaire continue»

À la suite des déclarations du président américain, Joe Biden, sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine, sous conditions, le Kremlin a rejeté cette possibilité. «Biden a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d’Ukraine», ce que Moscou rejette «bien évidemment», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «L’opération militaire continue», a-t-il ajouté.

Les prix du pétrole russe, sur le point d’être plafonné

Un accord autour d’un plafonnement des prix du pétrole russe a été quasiment ficelé, jeudi soir, par les ambassadeurs des pays membres de l’UE à Bruxelles, coordonnés sur ce dossier avec leurs alliés du G7, notamment les Américains et les Britanniques, ainsi que l’Australie. Le mécanisme envisagé prévoit d’imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des États tiers, en complément de l’embargo de l’UE qui entre en vigueur, lundi, selon des sources diplomatiques. Seule l’approbation de la Pologne manquait, vendredi, le pays jugeant l’instrument trop limité et réclamant un prix beaucoup plus bas. Des sources ont évoqué une proposition à 30 dollars le baril.

Réajustement des points  logistiques russes

Selon le point quotidien du ministère britannique de la Défense, le retrait de la Russie de la rive occidentale du Dniepr le mois dernier a permis aux forces armées ukrainiennes la possibilité de frapper d’autres points logistiques et lignes de communication russes. Cette menace a très probablement incité les logisticiens russes à déplacer les points d’approvisionnement, y compris les points de transfert ferroviaire, plus au sud et à l’est. «Les unités logistiques russes devront effectuer des chargements et des déchargements supplémentaires à forte intensité de main-d’œuvre pour passer du transport ferroviaire au transport routier. Par la suite, les mouvements routiers seront toujours vulnérables à l’artillerie ukrainienne lorsqu’ils se déplaceront pour approvisionner les positions défensives avancées russes», ajoute le rapport. «La pénurie de munitions de la Russie (exacerbée par ces défis logistiques) est probablement l’un des principaux facteurs qui limitent actuellement le potentiel de la Russie à relancer des opérations terrestres offensives efficaces et à grande échelle.»

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