Université d’Oran 1: Trois laboratoires développent des systèmes de gestion intelligente des exploitations agricoles

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Trois laboratoires de l’Université d’Oran 1 Ahmed-Ben Bella ont développé des projets de recherche en gestion intelligentedes exploitations agricoles pour améliorer le rendement. Développé par le Laboratoire de recherche en informatique industrielle et réseaux d’information de l’Université d’Oran 1 Ahmed-Ben Bella, le premier projet porte sur la réalisation et la conception d’un dispositif d’irrigation intelligent à moindre coût pour les petits agriculteurs qui possèdent un champ entre 1 et 10 hectares et n’ayant pas les moyens d’acquérir ce type d’équipements de pointe, a indiqué le directeur du laboratoire Kechar Bouabdallah, en marge des travaux d’une Journée d’étude sur la «Smart Farming II», tenue au campus Bakhlouf-Talahit de l’Université. Le dispositif d’irrigation intelligent fait partie d’un projet de recherche euro-méditerranéen et soutenu financièrement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Il vise à améliorer le travail quotidien de l’agriculteur et à fournir un système de contrôle optimal de l’irrigation agricole permettant à l’agriculteur de connaître la quantité d’eau nécessaire à la plante et les autres avantages liés au sol. «Cet appareil porte les mêmes spécifications que les appareils commercialisés». Ce système intelligent fait actuellement l’objet d’expérimentations approfondies au niveau de certaines fermes à Aïn El Turk, Bousfer, Bethioua, Gdyel et El Kerma produisant de la vigne, des tomates, des légumes, des agrumes et autres. Ces exploitations agricoles ont été sélectionnées avec le partenaire représenté par la Direction des services agricoles d’Oran qui a contribué à soutenir le laboratoire concerné. Concernant le deuxième projet, il a été développé par le  laboratoire de structures parallèles portables et de calcul intensif, en coopération avec le laboratoire d’irrigation et d’agriculture de l’Université de Khemis Miliana, et porte sur la création de «Fermes écologiques» au niveau de fermes sises dans la même commune, grâce à l’utilisation de panneaux solaires. «L’agriculteur dispose ainsi d’une autonomie énergétique et peut également stocker l’eau et protéger les plantes et les arbres à l’ombre de ces appareils, en plus d’obtenir des rendements plus importants», a expliqué le directeur dudit laboratoire, Benyamina Abou El Hassan. Dans le cadre de ce projet, concrétisé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et avec un soutien européen, une grande plateforme numérique a été mise en place permettant à l’agriculteur de superviser entre autres son exploitation agricole à distance. Le laboratoire de recherche en «biotechnologie, rhizobium et amélioration des plantes»   a lancé lui une expérimentation intelligente de culture de légumineuses alimentaires grâce à l’utilisation de bactéries «rhizobium» pour produire du pois chiches et des lentilles au niveau de deux exploitations et avec différents agriculteurs de la wilaya de Sidi Bel-Abbès. L’expérience a donné de bons résultats, selon le directeur de ce laboratoire, Bekki Abdelkader, qui a indiqué que «la généralisation de cette expérimentation au niveau de différentes exploitations productrices de pois chiches et de lentilles contribuera à réduire l’importation de ces deux produits». Organisée par les trois laboratoires et en présence d’un groupe de chercheurs, d’agriculteurs et de représentants de divers organismes liés au secteur agricole, la Journée d’étude sur la «Smart Farming II» leur a permis d’examiner les résultats de ces projets de recherche appliquée et de les sensibiliser quant à l’importance de leur dimension économique, ce qui nécessite leur mise en application dans diverses exploitations agricoles afin d’améliorer le rendement et d’assurer la sécurité alimentaire. De son côté, l’exploitant agricole, Mourad Belayachi, spécialisé dans la viticulture  «Pergola», a estimé que l’utilisation de dispositifs d’irrigation intelligents est devenue une nécessité afin d’économiser l’eau et d’augmenter la production.

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